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Ecouvillonnage et curetage auriculaire |
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Quels parasites
chercher ? |
Otodectes
cynotis
Malasseziac sp.
Demodex sp.
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Matériel nécessaire |
Otoscope et un jeu d’embouts de tailles différentes
Ecouvillons
Curettes de Wolkman
Lames de microscope dégraissées
Lamelles
Lactophénol
Kits de coloration rapide (Diff Quick®, RAL 555®)
Microscope otique
Huile à immersion
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Méthode et
réalisation |
La récolte de
cérumen est réalisée dans la partie profonde du conduit auditif
externe de chaque oreille, avec un écouvillon ou une curette de
Wolkman.
L’examen peut être réalisé à l’aveugle ou sous
visualisation à l’otoscope.
L’emploi d’une curette permet de
récolter plus de cérumen, mais présente l’inconvénient d’être
souvent mal toléré par l’animal.
En cas de prélèvement difficile (animal nerveux et agité, otite
douloureuse), il peut être nécessaire d’avoir recours à une
tranquillisation.
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Récolte de cérumen
avec un écouvillon
(photo G. Bourdoiseau, parasitologie ENVL)
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Etalement de cérumen
en faisant rouler l'écouvillon
(photo G. Bourdoiseau, parasitologie ENVL)
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Le matériel prélevé est ensuite étalé sur plusieurs lames, en
prenant soin d’éviter de déposer de gros amas épais de cérumen, qui
rendent l’observation microscopique du prélèvement impossible.
Pour la recherche d’acariens, on ajoutera quelques gouttes de
lactophénol (qui présente un pouvoir éclaircissant) à l’étalement de
cérumen, que l’on couvrira ensuite d’une lamelle. La lame est
observée au microscope, au faible puis fort grossissement, le
diaphragme étant fermé.
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Il est également possible de réaliser un examen cytologique pour la
recherche de levures et bactéries, en réalisant une coloration
rapide de la fine couche de cérumen étalée sur la lame. On recouvre
ensuite la lame d’une lamelle et on observe le prélèvement au
microscope au fort grossissement (x100) à immersion.
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Interprétation |
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Recherche
d'ectoparasites |
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Si on observe un seul stade d’Otodectes (œuf, larve,
nymphe, adulte) ou une seule larve de Trombicula, on a un
diagnostic de certitude.
En revanche, la confirmation d’une otodémodécie nécessite
l’observation de plusieurs adultes et/ou de formes immatures (œufs,
larves, nymphes, adultes).
Lors d'une otite d’origine parasitaire (otacariose en particulier),
il n’est pas rare de n’observer aucun acarien sur la lame. Deux
causes sont possibles : soit le prélèvement est trop pauvre, soit
des complications infectieuses (bactéries, levures) ont rapidement
créé un milieu défavorable à la multiplication de l’acarien.
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Recherche de
Malassezia |
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Il est quasiment impossible d’attribuer la responsabilité
d’une otite à la présence de levures dans le conduit auditif
externe, car ce sont fréquemment des agents de surinfection qui
n’interviennent que secondairement. Leur rôle pathogène est suspecté
si on observe des éléments levuriformes en grande quantité.
En cas
de doute, on peut avoir recours à une culture mycologique à partir
du prélèvement de cérumen par écouvillonage.
De plus, environ 1/3 des chiens sont porteurs sains de
Malassezia dans le conduit auditif externe. |